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LE TEMPS
On dit qu’il est partout et nulle part. Dans notre monde de la matière,
nous sommes soumis à ce temps biologique. Toute forme de vie a un
rythme naturel, un cycle: le battement de notre coeur, la nature qui suit
les saisons, etc.
Nous pouvons essayer de "rattraper le temps", ou bien nous pouvons
chercher des "passe-temps" pour le tuer. Avec le temps, on peut guérir,
se calmer, s’enflammer et s’approfondir.
Nous avons appris à mesurer le temps; il est devenu ainsi:
mouvement. Les secondes qui avancent sur le cadran de l’horloge indiquent
le temps qui passe et qui ne reviendra jamais.
Mais le temps n’est pas absolu. Sa valeur relative correspond à
des quantités différentes d’une personne à l’autre.
Une année pour un enfant de quatre ans paraît très
longue, car c’est pour lui un quart de sa vie, donc un quart de sa mesure,
qui est quatre.
Pour un homme de soixante ans, une année correspond à
un soixantième de sa vie. Cela lui paraît donc plus court
que pour l’enfant, puisque sa mesure est: soixante. C’est pour cela, qu’avec
l’âge, on a l’impression que le temps passe plus vite.
Le temps existe seulement dans le monde matériel, en fonction
des choses. Il n’existe que parce que les choses passent et changent. La
fin de tout changement sera la fin du temps.
L’important est d’apprendre à utiliser notre temps pour développer
en nous des valeurs qui restent, et qui, par leur caractère, se
situent déjà hors du temps, capables de passer cette épreuve
temporaire de la matière et du temps à laquelle nous sommes
soumis. Pour ceux qui savent agir ainsi, le contraire du temps ... c’est
l’éternité.
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